| |
|
|
|
|
|
|
||||
| Comores Conservation des tortues marines et des roussettes de Livingston aux Comores
Avec le soutien de la : Fondation Nature et Découvertes « Il ne sert à rien à l’homme de gagner la Lune s’il vient à perdre la Terre. » F. Mauriac Protection de la tortue marine Les tortues marines sont une espèce exceptionnelle de la faune marine. Elles représentent non seulement un emblème ancestral (le plus vieux reptile au monde), mais également une valeur écologique. En effet, la tortue marine est nécessaire au bon fonctionnement de la faune marine, car en se nourrissant de champignons, d’algues et de méduses qui sont toxiques pour les poissons, elles leur permettent de proliférer. Cela représente un avantage certain pour la population locale, pour laquelle les poissons constituent un aliment de base. Dans le village d’Itsamia, sur l’île de Mohéli aux Comores, se trouve le plus grand site de ponte et de reproduction des tortues vertes du sud-est de l’océan Indien. Cette plage abrite l’une des plus importantes populations. La tortue verte (Chelonia mydas) est la plus grande des tortues marines à carapace dure (entre 110 et 130 Kilos). Elles sont connues pour leur migrations de plus de 2000 Km pour rejoindre leur lieu de ponte depuis leurs aires d’alimentation. Les tortues marines sont parmi les espèces animales les plus menacées d’extinction dans le monde. Sur 7 espèces reconnues, 6 sont classées selon l'Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN) dans les catégories "Vulnérable", "En danger" ou "En danger critique". La Convention internationale sur le trafic sur les espèces en danger (Convention on International Trade in Endangered Species, CITES) interdit tout commerce international des espèces de tortues marines. La conservation des tortues marines et de leur milieu naturel peut être abordée de plusieurs manières. Dans le cadre du projet ''Conservation de la Biodiversité et Développement Durable aux Comores'', exécuté par la Direction Générale de l'Environnement, trois actions prioritaires ont été proposées :
1. Le suivi et la surveillance des plages de ponte par les Eco-gardes Les éco-gardes surveillent les plages de nuit comme de jour contre les braconniers et relèvent des données scientifiques importantes sur les activités des tortues. Ce travail est un excellent moyen de créer des revenus alternatifs pour les populations locales, ce qui les amène rapidement à se détourner du braconnage. 2. Informer les locaux du problème de la disparition de la tortue La sensibilisation de la population locale à l’importance de la conservation de leur patrimoine sauvage est très importante. Cette sensibilisation se fera par le biais de l’aménagement de la maison de la tortue, un centre d’information pour les éco-tourtistes et pour la population, ainsi que par l’organisation d’une campagne de sensibilisation sur les problèmes environnementaux côtiers et marins. Cette éducation se fera d’autant plus facilement qu’elle sera accompagnée du développement de l’éco-tourisme, qui apportera des ressources non négligeables aux villageois et permettra à ceux-ci de s’auto-financer en générant des revenus non négligeable à long terme. Sur ces deux points, la Fondation Nature et Découvertes financera, à hauteur de 10'000 euros, les actions suivantes:
3. Mettre en place un plan de gestion des déchets L'île de la Grande Comore, si elle est plus développée économiquement que Mohéli, doit faire face à un problème de taille: la gestion de ses déchets. Aluminium Terre & Faune a mis en place, dans un village de l'île (Mwuni), un projet pilote de gestion de l'aluminium avec l'association Ulanga de la Grande Comore. Le concept consiste à créer plusieurs postes de récupération à des points stratégiques de ce village et de stimuler les habitants à venir y apporter leurs canettes d'aluminium. Un réseau d'artisans producteurs d'ustensiles en aluminium récupère ces boîtes compactées à l'aide de compacteuses manuelles offertes généreusement par la maison Igora (www.igora.ch).
Pneus Des pneus inutilisables sont laissés dans les rues. Ils deviennent rapidement des réservoirs d’eau stagnante et génèrent des épidémies de malaria. Terre & Faune propose de recycler ces pneus en four solaire (voir site : www.impi.ch : Association RHC Ronaldo Humanitaire Concept). Un pneu « four-solaire » fabriqué dans l’atelier de M. Ronaldo a été envoyé à Moroni comme modèle.
Sacs en plastique Les sacs en plastique volent dans la mer, ils étouffent les coraux et sont avalés par les tortues qui les prennent pour des méduses. Les tortues, déjà gravement menacées par le braconnage et la destruction de leurs plages de ponte, risquent en plus de mourir d'occlusion intestinale. Terre & Faune propose d’interdire complètement l’importation des sacs en plastique dans un premier temps et de les remplacer par des sacs artisanaux. Autres déchets
Le concept consiste à organiser le meilleur tri
possible à la source et une collecte fiable. Des filières
de reyclage et de valorisation des déchets devraient être
mises en place. Des partenriats avec des industriels sont recherchés
pour trouver des solutions durables. Conservation des roussettes de Livingston
La roussette de livingston est une chauve-souris géante endémique. Cette espèce est en voie de disparition. On estime qu'il n'y a plus que 700 individus répartis entre les îles de Mohéli et d'Anjouan. D'où l'urgence de la conservation de leur habitat! Terre & Faune a proposé de soutenir les efforts
de l'association de la protection de la chauve-souris de Ouallah, petit
village au pied de la forêt où survivent ces roussettes.
Quelques habitants passionnés de chauve-souris et particulièrement
motivés par la protection de leur environnement et le développement
de l'éco-tourime se sont en effet regroupés en une association
de conservation de la nature. |
| |
|
| webdesign: alphastudio.ch | |