Les tortues marines sont une espèce exceptionnelle
de la faune marine. Elles représentent non seulement un emblème
ancestral (le plus vieux reptile au monde), mais également une
valeur écologique. En effet, la tortue marine est nécessaire
au bon fonctionnement de la faune marine, car en se nourrissant de champignons,
d’algues et de méduses qui sont toxiques pour les poissons,
elles leur permettent de proliférer. Cela représente un
avantage certain pour la population locale, pour laquelle les poissons
constituent un aliment de base.
Dans le village d’Itsamia, sur l’île
de Mohéli aux Comores, se trouve le plus grand site de ponte et
de reproduction des tortues vertes du sud-est de l’océan
Indien. Cette plage abrite l’une des plus importantes populations.
La tortue verte (Chelonia mydas) est la plus
grande des tortues marines à carapace dure (entre 110 et 130 Kilos).
Elles sont connues pour leur migrations de plus de 2000 Km pour rejoindre
leur lieu de ponte depuis leurs aires d’alimentation.
Les tortues marines sont parmi les espèces animales
les plus menacées d’extinction dans le monde. Sur 7 espèces
reconnues, 6 sont classées selon l'Union Internationale de la Conservation
de la Nature (UICN) dans les catégories "Vulnérable",
"En danger" ou "En danger critique".
La Convention internationale sur le trafic sur les espèces
en danger (Convention on International Trade in Endangered Species,
CITES) interdit tout commerce international des espèces de
tortues marines.
La conservation des tortues marines et de leur milieu
naturel peut être abordée de plusieurs manières. Dans
le cadre du projet ''Conservation de la Biodiversité et Développement
Durable aux Comores'', exécuté par la Direction Générale
de l'Environnement, trois actions prioritaires ont été proposées
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